Conservation des données techniques de connexion : adresse IP, identifiant de l'appareil.
CNILAu maximum pour les données de trafic conservées pour la sécurité du réseau.
CNILAmende prévue pour une personne physique qui ne conserve pas les données exigées, jusqu'à 375 000 € pour une société.
Article L39-3 du CPCEQui est concerné ?
Toute structure qui offre un accès à internet au public, même gratuitement : bar, restaurant, hôtel, camping, commerce, salle d'attente, association, mairie. L'article L34-1 du code des postes et des communications électroniques assimile ces structures à des opérateurs pour la conservation des données. Un employeur n'est pas concerné pour le Wi-Fi de ses salariés, mais il l'est pour celui de ses visiteurs.
Ce qu'il faut conserver, et combien de temps
| Données | Durée | Remarque |
|---|---|---|
| Données techniques : adresse IP, port, identifiant de l'appareil | 1 an | Obligatoire |
| Identifiants de compte : nom d'utilisateur, gestion du mot de passe | 1 an | Si vous créez des comptes |
| Identité civile : nom, e-mail, téléphone | 5 ans | Seulement si vous choisissez de la collecter |
| Données de trafic pour la sécurité du réseau | 3 mois au maximum | Durée plafond |
| Contenu des échanges et sites consultés | Jamais | Interdit de les conserver |
Et si je partage simplement ma box ?
Partager le code de la box n'est pas interdit en soi, mais vous ne conservez alors aucune donnée de connexion et vos clients se retrouvent sur le même réseau que votre caisse et vos ordinateurs. La CNIL recommande de séparer le réseau public du réseau interne et de chiffrer les échanges selon l'état de l'art.
Faut-il demander une identité ?
Non. Il n'existe pas d'obligation générale d'identifier les personnes qui se connectent. Un Wi-Fi ouvert avec conservation des seules données techniques est possible. Si vous collectez un e-mail, par exemple pour une lettre d'information, la page de connexion doit informer les personnes conformément au RGPD.
Faites le test
Votre Wi-Fi clients est-il en règle ?
8 questions, 2 minutes, sans e-mailExemple de résultat : « Des points à corriger », avec en priorité la séparation des réseaux, la conservation des connexions et l'information RGPD.
Ce que vous devez faire, ce que nous faisons
Votre part
- Décider si vous collectez une identité ou non
- Désigner la personne qui peut consulter les journaux
- Répondre à une réquisition judiciaire avec notre aide
Notre part
- Réseau invité séparé et chiffré
- Portail de connexion avec mention d'information
- Conservation automatique des journaux pendant 1 an
- Formation d'une demi-journée sur ces obligations
Le Wi-Fi invité conforme, avec conservation des connexions, est inclus dans les formules Wi-Fi Pro et Sérénité, avec les bornes et la supervision.
Estimer mon budgetQuestions fréquentes
Un restaurant qui offre le Wi-Fi doit-il conserver des données ?
Oui. Toute structure qui offre un accès à internet au public, même gratuitement, doit conserver pendant un an les données techniques de connexion, selon la CNIL.
Ma box enregistre-t-elle ces données ?
En général non, ou pas sur la durée exigée. Un portail invité professionnel enregistre et conserve les journaux de connexion automatiquement.
Que risque-t-on en cas de non-conservation ?
L'article L39-3 du code des postes et des communications électroniques prévoit jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, montant qui peut être quintuplé pour une société.
Puis-je collecter les e-mails de mes clients via le Wi-Fi ?
Oui, à condition de les informer conformément au RGPD sur la page de connexion et de respecter les règles de prospection si vous leur écrivez ensuite.
Un employeur doit-il conserver les connexions de ses salariés ?
Non, pas au titre de cette obligation. Elle concerne le Wi-Fi offert au public, donc celui de vos visiteurs et clients.
Sources
- CNIL : fournir un accès internet public, quelles sont vos obligations ? (17/07/2024)
- CNIL : conservation des données de trafic, hot-spots Wi-Fi, cybercafés, employeurs
- Baumann Avocats : article L39-3 du code des postes et des communications électroniques
- Légifrance : code des postes et des communications électroniques (articles L34-1, L39-3, R10-13)